Le tsar Nicolas II
- Par Guy Gauthier
Pages 29 à 30
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Les ossements analysés par l’anthropologue grâce à la technique de comparaison de l’ADN sont-ils bien ceux du tsar Nicolas II ?
Le 17 juillet 1918, le tsar Nicolas II, les membres de sa famille et son entourage sont assassinés par les bolcheviques. Les corps sont portés disparus jusqu’en 1991, date à laquelle on découvre plusieurs ossements humains et des objets personnels ayant appartenu à la famille impériale dans une fosse commune près d’Iekaterinbourg. Les objets personnels laissent présumer que l’on a exhumé le corps du dernier tsar de Russie, Nicolas II.
Le tsar avait un fils, Alexeï, et quatre filles : Tatiana, Olga, Anastasia et Maria. On a retrouvé dans la fosse commune les corps de son épouse (Alexandra de Hesse-Darmstadt), de ses filles Tatiana, Olga et Maria, de son médecin personnel (Eugène Botkine), d’un valet (Ivan Kharitonov), d’un cuisinier (Alexeï Trupp) et d’une femme de chambre (Anna Demidova). Mais il en manque deux : celui du tsarévitch (le dauphin) Alexeï Nicolaïevitch et celui de l’une des filles, Anastasia. Ces deux corps manquants ont probablement été brûlés.
En 1995, pour corroborer ces identifications, des analyses sont effectuées par des spécialistes de l’institut de pathologie des Forces armées américaines, à savoir l’expert russe Pavel Ivanov et le chercheur britannique Kevin Sullivan. Ils comparent l’ADN prélevé dans la fosse à celui de George Romanov, le plus jeune frère du tsar, dont les restes ont été exhumés en 1994 de la crypte de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Saint-Pétersbourg (voir encadré ci-après « La comparaison de l’ADN »)…
Date de mise en ligne : 27/05/2024
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