Pages 221 à 236
Citer ce chapitre
- FERNANDEZ, Guillaume
- et LEVASSEUR, Gwénola,
- BLOY, Géraldine
- et SCHWEYER, François-Xavier,
- Fernandez, Guillaume.
- et al.
- Fernandez, G.
- et Levasseur, G.
- G. Bloy
- et F. Schweyer
https://doi.org/10.3917/ehesp.bloy.2010.01.0221
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- Fernandez, G.
- et Levasseur, G.
- G. Bloy
- et F. Schweyer
- Fernandez, Guillaume.
- et al.
- FERNANDEZ, Guillaume
- et LEVASSEUR, Gwénola,
- BLOY, Géraldine
- et SCHWEYER, François-Xavier,
https://doi.org/10.3917/ehesp.bloy.2010.01.0221
Notes
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[1]
Ce travail est issu d’une recherche récemment menée dans le cadre d’une convention de recherche avec la CNAMTS (Pennec et al., 2007). Deux types d’enquête ont été réalisés. Une enquête par questionnaire auprès de l’ensemble des médecins généralistes libéraux en Bretagne (3 047 envois, 292 réponses obtenues). Le faible taux de retour (9,6 % sans relance) peut s’expliquer par la longueur du questionnaire (107 questions) dont un nombre non négligeable de questions ouvertes. Il peut également s’expliquer par le thème même de l’enquête. La population des répondants présente ainsi un profil spécifique avec des médecins plus âgés et plus fréquemment masculins. Ensuite, 42 entretiens ont été réalisés auprès du même public dans les 4 départements bretons. Nous avons construit notre échantillonnage de façon à représenter une diversité de situations au regard du sexe, de l’âge et du lieu d’exercice. Là encore cependant, la population présente un biais car nous n’avons pas pu rencontrer de médecins masculins de moins de 35 ans. Toutes les citations d’entretien concernent des médecins généralistes libéraux.
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[2]
Source : site internet de l’INSEE, rubrique « Santé, Maladie-accidents-drogue », les « Principaux motifs de recours aux médecins libéraux ou diagnostics selon l’âge et le sexe », www.insee.fr
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[3]
Perte d’autonomie : ne plus être capable de décider ou d’assurer seul les gestes élémentaires de la vie quotidienne (enquête perte d’autonomie, URML Ile-de-France, mai 2004, p. 4).
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[4]
Écart-type 7.12, minimum 53 ans, maximum 102 ans.
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[5]
On entre alors dans une grille de lecture propre aux situations de handicap où les personnes atteintes de déficiences peuvent connaître des incapacités et se trouver dans des situations de handicap que les médecins catégorisent sous le terme de dépendance.
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[6]
Ce médecin a d’ailleurs en projet, au moment où nous le rencontrons, de mettre un terme à son activité de généraliste en cabinet libéral et de se centrer sur des fonctions de médecin coordonnateur en EHPAD.
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[7]
Pour une lecture anthropologique du rapport à la dégradation et à la mort, voir ce qu’écrit A. Sarradon-Eck (chap. 5) quand elle évoque le comportement des médecins généralistes en maison de retraite.
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[8]
Il s’agit d’une représentation observée dans quelques situations. Dans d’autres situations les médecins mettent en avant le désengagement des familles peu aisées sur le plan financier.
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[9]
On peut noter ici, dans les réponses au questionnaire, que les médecins voient comme élément important de leur travail auprès des vieilles personnes, le contact avec la famille (85 %) ou le suivi de la famille (62 %).
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[10]
Les anti-vitamines K (AVK) sont des anticoagulants utilisés dans le traitement de pathologies cardiovasculaires.
Nous nous intéressons ici aux évolutions que connaissent les relations des médecins généralistes à leurs patients âgés lorsque surviennent les pathologies et incapacités spécifiques du grand âge . Nous verrons d’abord comment se fait le repérage de ces situations, ce qu’impliquent ces changements et comment ils sont vécus par les médecins. La perte d’autonomie reconfigure l’objet et les modalités d’activité des généralistes en obligeant ces derniers à intégrer les conséquences sociales des pathologies dans l’objet même de leur travail. Cela induit une ouverture potentielle du champ d’action qui ne va pas sans poser des questions aux médecins sur la définition de leur rôle, sur la limite de leurs pratiques et sur leur identité professionnelle. Le soin aux patients du grand âge renforce également le besoin de relais familiaux. Comment les médecins appréhendent-ils ces partenariats dans la relation thérapeutique ? En contrepoint de ces médiations familiales, quel ancrage au patient les médecins peuvent-ils maintenir ? Qu’est-ce qui est maintenu de la relation antérieure lors de ces transitions ? Enfin, le travail thérapeutique auprès des patients âgés renvoie à la manière dont les médecins généralistes se positionnent vis-à-vis de l’offre de soins médicaux spécialisés. Entre la mobilisation d’outils thérapeutiques en réponse aux problèmes des patients et la question de la médicalisation de la vieillesse, les positionnements montrent les ambiguïtés de la place des médecins généralistes au sein du champ médical…
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