- Par Simone Pennec
Pages 205 à 220
Citer ce chapitre
- PENNEC, Simone,
- BLOY, Géraldine
- et SCHWEYER, François-Xavier,
- Pennec, Simone.
- Pennec, S.
- G. Bloy
- et F. Schweyer
https://doi.org/10.3917/ehesp.bloy.2010.01.0205
Citer ce chapitre
- Pennec, S.
- G. Bloy
- et F. Schweyer
- Pennec, Simone.
- PENNEC, Simone,
- BLOY, Géraldine
- et SCHWEYER, François-Xavier,
https://doi.org/10.3917/ehesp.bloy.2010.01.0205
Notes
-
[1]
Les études auprès des médecins généralistes ont été menées par questionnaires (291 réponses exploitables pour un adressage aux 3 047 généralistes de Bretagne en 2005) et par entretiens (60, dont 42 réalisés en 2006 dans le cadre de deux études consacrées aux soins envers la population âgée et 18 menés précédemment auprès de généralistes en formation continue et auprès de médecins rencontrés lors de monographies portant sur les situations de handicap). De manière complémentaire, les relations des patients et de leurs proches à l’égard des médecins ont été explorées lors d’enquêtes menées auprès des malades, de leur entourage et auprès des professionnels intervenant dans ces situations (80 monographies). Les principales études ont porté sur l’adaptation de l’habitat aux handicaps, les mesures de protection de justice, les services au sein de la parenté, les professions paramédicales et les services à domicile.
-
[2]
La moitié d’entre eux a plus de 20 ans de carrière.
Analyser l’exercice de la médecine générale sous l’angle du colloque singulier entre médecin et patient contribue à éclairer les dispositifs de l’information et du consentement, en s’interrogeant en particulier sur les formes d’asymétrie propre à cette relation et sur les facteurs susceptibles d’influencer les autonomies respectives. Les réflexions menées en France sur le développement récent des droits des malades et des usagers (Pierron, 2007) et sur l’évolution des codes de déontologie médicale (Jaunait, 2003, 2007) renouvellent le questionnement à ce sujet, tout en considérant toujours prioritairement le duo médecin-patient. Notre propos vise à déplacer le regard en postulant que plusieurs acteurs participent à ce colloque – dit singulier –, et contribuent à forger les conditions de la confiance éprouvée par le malade et par le médecin. C’est le système d’interactions dans lequel se noue la relation thérapeutique lorsque les pathologies imposent la présence régulière d’autres intervenants qui est appréhendé ici pour étudier les modalités d’action du médecin généraliste. Si les attentes des généralistes envers les patients et les soignants profanes (issus de la parenté ou d’autres réseaux relationnels) sont variables, leurs pratiques se différencient aussi selon les collaborations qu’ils privilégient avec tel ou tel segment des acteurs professionnels. Les modes d’échange – recherchés ou évités –, et les formes d’association – régulière ou ponctuelle –, révèlent les réseaux de confiance prioritaires qu’ils instaurent pour faire face aux incertitudes rencontrées…
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