Démographie de la médecine générale
Pages 41 à 54
Citer ce chapitre
- SCHWEYER, François-Xavier,
- BLOY, Géraldine
- et SCHWEYER, François-Xavier,
- Schweyer, François-Xavier.
- Schweyer, F.-X.
- G. Bloy
- et F. Schweyer
https://doi.org/10.3917/ehesp.bloy.2010.01.0041
Citer ce chapitre
- Schweyer, F.-X.
- G. Bloy
- et F. Schweyer
- Schweyer, François-Xavier.
- SCHWEYER, François-Xavier,
- BLOY, Géraldine
- et SCHWEYER, François-Xavier,
https://doi.org/10.3917/ehesp.bloy.2010.01.0041
Notes
-
[1]
Pour ces distinctions, nous rejoignons le travail de clarification réalisé par l’ONDPS dans son rapport 2006-2007 sur la médecine générale (ONDPS, 2008).
-
[2]
Certains peuvent se faire reconnaître comme spécialistes (avec la possibilité de se constituer une patientèle particulière ou de se faire exempter de la permanence des soins par exemple), d’autres vont avoir un mode d’exercice particulier qui représentera tout ou partie de leur activité. Pour plus de détails, voir le chapitre 3 sur l’activité des médecins généralistes.
-
[3]
La notion de soins primaires qui vient de la traduction de « primary care » est employée dans les comparaisons internationales. L’ONDPS parle de soins de premier recours, notion qui figure dans la loi HPST avec, pour la première fois, une définition officielle (cf. chap. 21).
-
[4]
Il existe quatre sources essentielles de données pour les médecins libéraux : le répertoire ADELI (Automatisation DEs LIstes des professions de santé), alimenté par les déclarations des professionnels auprès des directions départementales de l’action sanitaire et sociale (DDASS) et géré par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de la santé ; le Système national inter-régime (SNIR) géré par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), qui recense les professionnels ayant perçu au moins un euro d’honoraires dans l’année en cours ; le fichier des cotisants de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) et enfin, le fichier du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM).
-
[5]
La définition de la compétence, ainsi que la présentation détaillée des formes d’exercice, sont donnés dans le chapitre 3.
-
[6]
La mise en place d’un répertoire partagé des professions de santé (RPPS) à partir de 2005 devait permettre de mieux cerner les évolutions en cours de carrière.
-
[7]
Cette étude distingue aussi les modes d’exercice particulier à temps plus ou moins partiel.
-
[8]
Le rapport commandé par le ministre de la santé sur les conséquences de la réforme de janvier 2004 sur la médecine générale a souligné que les modalités de tarification à mettre en œuvre sont ambiguës. D’un côté si le titre de spécialiste en médecine générale détermine la tarification, alors la délivrance de la qualification ordinale devrait permettre au médecin généraliste de coter ses actes en CS. Mais d’un autre côté, la nomenclature en vigueur est une nomenclature d’actes professionnels et de ce point de vue le spécialiste de médecine générale continue d’appartenir par sa pratique à la catégorie des omnipraticiens et non à la catégorie des spécialistes. D’autant que le code de l’éducation différencie toujours une « qualification en médecine générale » et une « qualification en spécialité » et que, pour leur part, le code de la santé publique et le code de la sécurité sociale ont maintenu la distinction entre médecins généralistes et médecins spécialistes. Le rapport conclut que les textes législatifs en vigueur et la hiérarchie des normes rendent impossible la cotation en CS. Le chapitre 4 consacré aux revenus indique que le droit positif pourrait évoluer sur ce point.
-
[9]
Médecins ayant un exercice libéral et une activité salariée à temps partiel.
-
[10]
Je tiens à remercier Martine Burdillat, secrétaire générale de l’ONDPS, qui a autorisé la publication des cartes.
La connaissance rigoureuse des effectifs des médecins exerçant en France a été tardive et difficile. Et pourtant, plus que dans tout autre pays d’Europe, la démographie a été, depuis les origines, au centre du discours de la profession médicale. L’idée longtemps partagée d’une « pléthore médicale » était fondée non pas sur une évaluation précise des effectifs médicaux mais sur le souci de préserver un niveau de rémunération à une époque où la situation économique des médecins était variable et parfois même précaire. Le malthusianisme professionnel prôné était censé réduire le décalage entre le rôle social reconnu aux médecins et la faiblesse relative de leurs ressources. Seules les années 1960-1975 firent exception, la généralisation du système conventionnel à partir de 1960 et l’essor économique ayant participé à la croissance de la demande de soins et offert par voie de conséquence une certaine aisance matérielle au corps médical (Bungener, 1984). L’entrée massive d’étudiants en médecine à la fin des années soixante a conduit à l’instauration d’un numerus clausus pour réguler la demande de stages que les hôpitaux ne pouvaient offrir qu’en nombre limité. Mais cette mesure prit rapidement un autre sens quand, dès les années soixante-dix, les pouvoirs publics ont appréhendé la démographie médicale à travers le prisme de la maîtrise des dépenses de santé. La profession médicale s’est ralliée à la volonté de contenir le nombre de médecins formés, pour faire face à la crise économique venue mettre fin à une période économiquement très favorable aux médecins (Hassenteufel, 1997)…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
20,99 €
Acheter ce chapitre
4,00 €