2021.
Chapitre VIII. Transformation des observables par rotation.
In :
Symétries continues.
Les Ulis :EDP Sciences.
Savoirs Actuels,
p.305-354.
URL : https://stm.cairn.info/symetries-continues--9782759826315-page-305?lang=fr.
Laloë, Franck.
« Chapitre VIII. Transformation des observables par rotation ».
Symétries continues,
EDP Sciences,
2021.
p.305-354.
CAIRN.INFO, stm.cairn.info/symetries-continues--9782759826315-page-305?lang=fr.
Laloë, F.
(2021).
Chapitre VIII. Transformation des observables par rotation.
Symétries continues
(p. 305-354).
EDP Sciences.
https://stm.cairn.info/symetries-continues--9782759826315-page-305?lang=fr.
(2021).
Chapitre VIII. Transformation des observables par rotation.
Symétries continues
(p. 305-354).
EDP Sciences.
https://stm.cairn.info/symetries-continues--9782759826315-page-305?lang=fr.
Laloë, Franck.
« Chapitre VIII. Transformation des observables par rotation ».
Symétries continues,
EDP Sciences,
2021.
p.305-354.
CAIRN.INFO, stm.cairn.info/symetries-continues--9782759826315-page-305?lang=fr.
LALOË, Franck,
2021.
Chapitre VIII. Transformation des observables par rotation.
In :
Symétries continues.
Les Ulis :EDP Sciences.
Savoirs Actuels,
p.305-354.
URL : https://stm.cairn.info/symetries-continues--9782759826315-page-305?lang=fr.
Si l’espace des états ℰ est de dimension infinie, l’ensemble des T(n) pour n fixé constitue en général un autre espace vectoriel de dimension infinie. Par exemple, le nombre d’opérateurs scalaires (ou vectoriels) linéairement indépendants est infini si on peut définir de façon indépendante des éléments de matrice réduits dans tous les ℰ (τ, j) (cf. § C-2). On ne confondra pas espace des opérateurs et espace des états ℰ (où agissent les éléments du premier espace).
Si n = 1, les composantes standard et les composantes sphériques découplées se confondent, mais ce n’est plus le cas dès que n ≥ 2, comme nous allons le voir.
La valeur J = 0 est également entourée pour n = 2 car c’est la première fois qu’elle est obtenue. Elle correspond à un opérateur scalaire (invariant par rotation).
Les sous-espaces irréductibles obtenus, ainsi que la base standard que l’on peut construire, ne sont évidemment pas les mêmes si l’on change le schéma de couplage des moments cinétiques.
Si la somme Q des indices m vaut K, ou K − 1, on voit même que toutes les composantes associées à la même valeur de cette somme sont égales. Cette propriété n’est cependant pas générale quel que soit Q [cf. formules (VIII-47a)], mais reste en fait limitée à Q = ±K, Q = ±(K − 1) (toujours si K = n).
On notera cependant que P · S n’est pas invariant par parité (il se change en son opposé par symétrie par rapport à un point, cf. complément DV) et que R · L n’est pas invariant par renversement du temps (cf. appendice I).
Les notations différentes |τ, J, M〉 et |k, J″, M″〉 sont utilisées pour insister sur le fait que ces kets n’appartiennent pas nécessairement à une même base standard. La décomposition de |k, J″, M″〉 sur les |τ, J, M〉 peut donc faire intervenir plusieurs valeurs de τ.
Il ne faut pas prendre trop au pied de la lettre cette analogie classique du théorème de projection en mécanique quantique. Ce théorème donne une propriété instantanée des opérateurs où le temps ne joue aucun rôle, alors que v ne se moyenne à v// qu’au bout d’un temps suffisamment long.
En pratique, il faut des champs magnétiques de l’ordre de 0,1 tesla (1000 gauss) pour modifier notablement les caractéristiques des raies Zeeman émises par les atomes d’une vapeur à température ordinaire.
Tout opérateur A peut s’écrire A = AR+iAI, où AR et AI sont les deux opérateurs hermitiques (donc diagonalisables), donnés par AR = (A + A†)/2 et AI = (A − A†)/2i. On a alors :
Chacune de ces traces est la somme de carrés de nombre réels, donc positive, ce qui démontre (VIII-128b). Ces sommes ne peuvent s’annuler que si toutes les valeurs propres de AR et de AI sont nulles, donc si AR et AI ainsi que A sont nuls.
Nous avons, dans le chapitre précédent, étudié diverses propriétés des opérateurs Ru(φ) qui traduisent l’effet d’une opération de rotation sur le vecteur d’état d’un système physique quelconque. Les mêmes opérateurs Ru(φ) permettent de calculer l’effet des rotations sur les appareils de mesure associés aux diverses observables A du système (opérateurs hermitiques à spectre complet). L’opérateur A′ associé aux instruments de mesure ayant subi une rotation d’un angle φ autour du vecteur unitaire u est en effet (chapitre IV, § C) : où, rappelons-le : En particulier, si la rotation est infinitésimale (angle δφ) : C’est donc le commutateur de A avec les diverses composantes Ju du moment cinétique total J qui traduit l’effet d’une rotation infinitésimale sur chaque observable. Dans ce chapitre, nous allons donc étudier la rotation des observables. La principale différence par rapport au chapitre précédent est que, pour effectuer des transformations sur les observables, nous remplacerons les formules du type : par la relation (VIII-1), où Ru(φ) apparaît deux fois au lieu d’une seule. De façon analogue, pour les rotations infinitésimales, au lieu de faire simplement agir Ju sur |ψ〉, c’est le commutateur (VIII-3) qui intervient. Pour le reste, nous ne ferons qu’utiliser à nouveau les raisonnements (ainsi que les notations) du chapitre VII. Ce chapitre VIII doit donc être considéré, non comme un exposé où des idées importantes et/ou nouvelles sont introduites, mais plutôt comme un chapitre d’applications où des techniques de calcul utiles sont présentées…