32. Radioastronomie
- Par Joanne Baker
Pages 128 à 131
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Le fond diffus cosmologique n’a pas été la seule découverte astronomique à être, dans la réception radio, confondue avec des parasites (voir page 60). Dans les années 1930, Karl Jansky, un ingénieur travaillant avec les Laboratoires Bell, essayait de comprendre d’où provenaient ceux qui perturbaient les transmissions par ondes courtes de voix des deux côtés de l’Atlantique. Il repéra un signal qui se répétait toutes les 24 heures. Il pensa d’abord que le Soleil en était à l’origine : plusieurs scientifiques, dont Nikola Tesla et Max Planck, avaient prédit que celui-ci devrait émettre des ondes électromagnétiques sur toute l’étendue du spectre. En poursuivant ses investigations, il remarqua que ce n’est pas de là qu’il venait. Sa période était de plus légèrement inférieure à 24 heures : elle correspondait à celle de la rotation quotidienne du ciel vu depuis la Terre tournant sur elle-même. Cela signifiait que le signal avait une origine sidérale.
En 1933, Jansky découvrit que les parasites provenaient de la Voie lactée, pour l’essentiel de la constellation du Sagittaire, au centre de notre galaxie. Comme aucun ne provenait du Soleil, ils ne devaient pas non plus être émis par des étoiles mais plutôt par les gaz et les poussières interstellaires. Même si Jansky ne poursuivit pas ses travaux, il est considéré comme le père de la radioastronomie et une unité d’intensité des signaux radio (la densité de flux) a été appelée le jansky (Jy) en son honneur.
Grote Reber, un radioamateur enthousiaste de Chicago, a lui aussi été pionnier : en 1937, il a construit dans son jardin le premier radiotélescope avec un miroir parabolique de plus de 9 mètres de diamètre et un récepteur radio fixé en son foyer, 6 mètres au-dessus…
Date de mise en ligne : 25/07/2023
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