11. Image d’une mesure
- Par Laurent Schwartz
Pages 363 à 377
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- SCHWARTZ, Laurent,
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Notes
- (*)Nous ne donnons des exemples que plus loin; on aura intérêt à les regarder dès maintenant.
- (*)Noter que H est continue et propre, mais n’aucun caractère de linéarité; d’ailleurs X et Y, espaces localement compacts, n’ont rien de vectoriel. Mais μ ↦ H μ est linéaire !
- (**)Cela résulte du théorème 5.11.6. Soit en effet B1 ⊂ B le support de H μ. Si B1 ≠ B, alors le complémentaire de B1 est un ouvert de H μ-mesure nulle, rencontrant B; donc \({{H}^{-1}}\left( B_{1}^{c} \right)\) sera un ouvert de μ-mesure nulle, rencontrant le support A de μ ce qui est absurde.
- (*)“ Identifions ” chaque point a de X à la mesure de Dirac δ(a). On identifie ainsi X à \(\mathcal{C}_{0}^{\prime }(X)\). De même Y s’identifie à une partie de \(\mathcal{C}_{0}^{\prime }(Y)\). Alors l’application H : x ↦ H(x) devient l’application δ(x) ↦ δ (H(x)); et μ ↦ H μ est un un prolongement de H en une application de \(\mathcal{C}_{0}^{\prime }(X)\) ou d’une partie de \(\mathcal{C}_{0}^{\prime }(X)\)) dans \(\mathcal{C}_{0}^{\prime }(Y)\), linéaire.
On définit l’image H μ d’une mesure σ-finie μ et on énonce des conditions suffisantes pour la H μ-mesurabilité et la H μ-intégrabilité. On observe ce qu’on appelle la “ catastrophe de la mesure image “. La considération des mesures de Radon évite cet inconvénient et on le voit nettement en établissant des conditions nécessaires et suffisantes de H μ-mesurabilité et H μ-intégrabilité dans cette nouvelle situation. On examine ensuite le cas particulier où un espace localement compact et μ une mesure de Radon définie comme dans le § 4. On achève ce § en examinant le cas où μ est une mesure vectorielle de base positive et on donne de nombreux exemples de mesures images.
Soient (X, \mathcal{S}, μ) un espace mesuré σ-fini, (Y,\mathcal{T}) un espace mesurable, H une application de X dans Y (\mathcal{S}, \mathcal{T})-mesurable. On suppose qu’il existe une suite (Yn) d’ensembles \mathcal{T}-mesurables de Y telle que
Pour tout ensemble B, \mathcal{T}-mesurable de Y, on pose
Théorème 5.11.1. - Alors sous la condition (5.11.1), la formule (5.11.2) définit une mesure σ-finie sur \mathcal{T}. En particulier si μ est finie (resp. une probabilité) il en est de même pour H μ.Cette mesure possède les propriétés suivantes :1 - Si A est H μ-négligeable alors H-1(A) est μ-négligeable.1 - Si A est H μ-mesurable alors H-1(A) est μ-mesurable
Démonstration : - Il suffit de remarquer que d’une part {{H}^{-1}}(\emptyset)=\emptyset et d’autre part si (En) est une suite d’ensembles deux à deux disjoint…
Date de mise en ligne : 24/10/2024
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