7. L’observatoire
- Par Olivier Berné
Pages 22 à 24
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Notes et références
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[1]
Une visite virtuelle de l’observatoire, dont la salle du conseil, est disponible sur le site : https://vr.visite360pro.com/tour/ZJh43-3A5bbkgnN2ZnRqW
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[2]
L’ouvrage La Carte du Ciel dirigé par Jérôme Lamy (EDP Science, 2006) propose une analyse critique du rôle subalterne attribué aux femmes dans les projets astronomiques de l’Observatoire de Paris et de Toulouse, notamment, aux xixe et xxe siècles.
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[3]
La question coloniale, en astronomie, est un sujet politique et social majeur, notamment à Hawaï. Voir notamment les travaux du sociologue français Pascal Marichalar : « ‘This Mountain is It’: How Hawai’i’s Mauna Kea was « Discovered » for Astronomy (1959-79) » (The Journal of Pacific history, volume 56, 2021).
13 novembre 2017
Je suis au cœur de la Ville Lumière, dans le 15e arrondissement, au sommet d’une petite butte sur laquelle Louis XIV a fait bâtir l’Observatoire de Paris en 1667. Ce jour-là, le 13 novembre 2017, je suis assis avec quelques collègues astronomes dans la salle du conseil, située dans le bâtiment historique surmonté de la Grande Coupole visible depuis le jardin du Luxembourg. Les radiateurs massifs en fonte tournent à pleine puissance pour maintenir une température correcte, car le bâtiment, qui n’a guère été rénové depuis sa construction, est une véritable passoire thermique. Au plafond, une peinture de style romantique, « Le passage de Vénus devant le Soleil », nous rappelle que dans cet endroit, se sont joués de grands moments de l’histoire de l’astronomie. Au mur, les portraits de prestigieux astronomes et mathématiciens qui s’y sont succédé : Arago, Laplace, Le Verrier, et d’autres personnages moins célèbres que je ne connais pas. Ce sont tous des hommes : dans les observatoires, jusqu’à la fin du xxe siècle, il y avait peu de place pour les femmes. Homme ou femme, aujourd’hui, aucun astronome professionnel n’utilise plus la Grande Coupole. Cela fait plusieurs décennies que les observations astronomiques ont déserté Paris et les grandes villes, fuyant la pollution lumineuse, à la recherche d’un ciel le plus pur possible. Les astronomes professionnels travaillent depuis des endroits extrêmement reculés, à plus de 3 000 mètres d’altitude dans le désert d’Atacama, au Chili ; au sommet du volcan endormi Mauna Kea, à Hawaï ; ou encore sur le Roque de los Muchachos, aux îles Canaries…
Date de mise en ligne : 11/12/2023
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