16. Disséquer le cosmos
- Par Olivier Berné
Pages 54 à 56
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- BERNÉ, Olivier,
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- Berné, O.
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17 février 2022
J’ai réuni les membres de l’équipe toulousaine pour réfléchir au logo de notre projet. Les collaborations scientifiques ont systématiquement une part de communication, domaine dans lequel, il faut l’avouer, les chercheurs n’excellent pas toujours. Nous nous amusons franchement en cherchant sur internet les pires exemples de logos ratés. Ce moment de légèreté me sort d’une inquiétude qui m’habite depuis la veille : la saturation. Pas le burn-out, non, mais la saturation des instruments du JWST.
De quoi s’agit-il ? Pour le comprendre, il faut revenir sur le fonctionnement du télescope spatial : ses miroirs servent à capter et à concentrer la lumière sur le « plan focal », où le signal est ensuite redirigé vers cinq instruments qui permettent de l’analyser. Ces instruments ont globalement deux capacités : faire des images et faire des spectres, c’est-à-dire décomposer la lumière suivant les couleurs, comme un arc-en-ciel. Ce type de données est extrêmement utile car elles permettent d’analyser la composition chimique et les propriétés physiques (par exemple la température du gaz) des objets que l’on observe. C’est une véritable mine d’information. Grâce à ces spectres, nous espérons par exemple détecter de nouvelles molécules dans les zones où se forment des planètes dans Orion. Nous pourrions comprendre de nouvelles étapes dans l’évolution de la chimie de ces objets, la construction de molécules complexes… jusqu’aux molécules biologiques. Remonter aux origines de la vie en quelque sorte…
Date de mise en ligne : 11/12/2023
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