Chapitre 11. Le façonnement de nos gènes
Pages 150 à 156
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- DE DUVE, Christian,
- De Duve, Christian.
- De Duve, C.
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- De Duve, Christian.
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Nous sommes, tout comme le reste du monde vivant, en grande partie les produits de la sélection naturelle. Nos gènes sont là parce que, à un certain stade de l’évolution, ils se sont montrés utiles à la survie et à la reproduction de leurs propriétaires ou, du moins, n’étaient pas suffisamment nocifs pour que leurs propriétaires soient éliminés. Quelque 98,5 % de ces gènes existaient dans le dernier ancêtre que nous avons en commun avec les chimpanzés et furent acquis au cours du long chemin qui conduisit des premières formes de vie présentes sur la Terre il y a plus de 3,5 milliards d’années à la dernière bifurcation qui a séparé la branche primates des hominidés de celle des chimpanzés, il y a quelque 7 millions d’années. Ces gènes rendent compte de toutes les propriétés que nous partageons avec les chimpanzés. Nous devons à ce qui reste, soit 1,5 %, ce qui nous fait spécifiquement humains. Cela paraît peu, mais c’est encore beaucoup : un texte génétique d’environ 45 millions de « lettres », un volume d’épaisseur respectable.En tentant d’identifier ces gènes et d’expliquer leur sélection, nous rencontrons d’emblée une difficulté majeure. Comme on l’a vu au chapitre précédent, le nombre d’individus impliqués à un stade quelconque de l’hominisation a dû être très petit, ne dépassant probablement jamais quelques milliers, voire beaucoup moins. On ne doit pas s’attendre à ce qu’une grande variété de mutations se produise à un moment quelconque dans une population aussi restreinte, et la probabilité qu’une mutation appropriée soit incluse dans le lot en est donc réduite d’autant…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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