Chapitre 28. Défense et illustration des méthodes variationnelles
- Par Bernard Diu
Pages 354 à 360
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- Diu, B.
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D’aucuns, fort nombreux sans doute – « et l’on entend parfois de nuit le cri de [leurs] poulies » –, s’insurgent et se récrient devant tant d’abstraction extrême où se perd, selon eux, vainement peut-être la théorie physique, dans le seul but de supplanter des édifices – mécanique de Newton ou optique géométrique – qui semblaient suffire à remplir pleinement leur rôle explicatif et prédictif. En réalité, plus que l’abstraction – « Plus que brave soldat, plus que grand capitaine » –, c’est la conception même d’ensemble qui surprend d’abord dans les trois chapitres qui précèdent. Car, abstraites, elles aussi se montrent telles, les deux doctrines citées : les notions de force et de rayon lumineux nous sont certes devenues familières, tant répétées et sollicitées dans l’enseignement à tout niveau et jusque dans les conversations courantes – « Tant l’on crie Noël qu’à la fin il est venu » – ; elles se révèlent néanmoins, examinées de plus près, comme des échafaudages savants, hautement spéculatifs, élaborés, complexes. Quelle intuition pertinente pouvons-nous pourtant faire jouer devant l’attraction de la Terre par le Soleil ? Ou bien – plus simple encore ! – devant la pesanteur terrestre que nous percevons cependant dans notre corps par toutes ses fibres, dans notre esprit par toutes ses facultés, ne serait-ce que pour marcher droit et ferme, et attraper la balle au bond ?
Laissons là cette accusation fragile d’abstraction, pour nous appesantir davantage sur la « philosophie » – si l’on peut ainsi dire – qui préside à la méthode variationnelle…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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