5. Caractérisation rhéologique des fluides à seuil
- Par G. Ovarlez
Pages 133 à 157
Citer ce chapitre
- OVARLEZ, G.,
- Coordonnateurs GROSSIORD, Jean-Louis
- et PONTON, Alain,
- Ovarlez, G..
- Ovarlez, G.
- Coordonnateurs J. Grossiord
- et A. Ponton
https://doi.org/10.3917/edp.gross.2013.01.0133
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- Ovarlez, G.
- Coordonnateurs J. Grossiord
- et A. Ponton
- Ovarlez, G..
- OVARLEZ, G.,
- Coordonnateurs GROSSIORD, Jean-Louis
- et PONTON, Alain,
https://doi.org/10.3917/edp.gross.2013.01.0133
Notes
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[1]
Lorsque le comportement est non linéaire, la réponse n’est pas sinusoïdale; cependant, on peut toujours définir G′ et G″ à travers une analyse de Fourier : ce sont les coefficients de la première harmonique d’une décomposition en série de Fourier de la réponse τ (t) (voir [13] pour plus de détails). Dans ce cas, bien que G″ soit toujours quantitativement relié à la dissipation totale dans le matériau, G′ n’a en général pas de signification simple.
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[2]
« Faible » taux de cisaillement signifie que les effets visqueux sont négligeables, ce qui dépend du matériau. Dans le cas d’un comportement de Herschel-Bulkley \((\tau=\tau_{Y}+K\dot{\gamma}^{n})\), cela implique \(\dot{\gamma}_0\ll(\tau_Y/K)^{1/n}\). Une valeur typique pour des fluides à seuil classiques est \(\dot{\gamma}_0=10^{-3}\) à 10-2 s-1.
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[3]
Appliquer un taux de cisaillement nul après le précisaillement est différent. Si le matériau stocke de l’énergie élastique, son état solide est alors mal défini puisque la contrainte appliquée au repos peut prendre toute valeur entre 0 et la contrainte seuil dynamique, pour un taux de cisaillement appliqué nul. Cela peut conduire à des valeurs des propriétés mécaniques très différentes [18].
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[4]
Les méthodes de visualisation des écoulements font l’objet du chapitre 10 de cet ouvrage intitulé « Apports de techniques couplées (diffusion de rayonnements, résonance magnétique, vélo-cimétrie ultrasonore) à la rhéologie ».
Les fluides à seuil – gels pour cheveux, crèmes cosmétiques, mousses à raser, ketchup, mayonnaise, mousses de plâtre, bétons frais, neige, boues… – sont des matériaux qui ne s’écoulent que si une contrainte suffisante, appelée contrainte seuil, leur est appliquée. Cette propriété est au cœur de leur utilisation [1].
Considérons une crème cosmétique : on souhaite pouvoir l’appliquer aisément sur la peau – en la sollicitant en cisaillement – comme un liquide. Cependant, on désire que la crème présente un caractère solide – ne coulant pas sous l’effet de la gravité – lorsqu’on en forme un petit tas de quelques millimètres d’épaisseur dans la main ou sur la peau. La contrainte gravitaire caractéristique s’exerçant sur un matériau à seuil d’épaisseur h est de l’ordre de ρgh, où ρ est la masse volumique du matériau (≈ 1000 kg/m3 pour une émulsion cosmétique) et g l’accélération de la pesanteur ; un tel matériau doit donc idéalement posséder un seuil d’écoulement de l’ordre de 10 Pa pour répondre aux exigences de l’utilisateur.
On retrouve l’importance de cette ambivalence solide/liquide en formulation des bétons frais [2]. Il faut en effet qu’un béton frais soit pompable et puisse être mis en œuvre comme un liquide dans un coffrage ; pour qu’il puisse remplir aisément des coffrages de formes complexes et que sa surface libre soit parfaitement plane lors du coulage d’une dalle, un seuil de contrainte très faible, voire nul, est idéalement recherché. Cependant, les granulats et sables sont plus denses que les pâtes de ciment rentrant dans leur formulation : ils ont donc tendance à sédimenter sous l’effet de la gravité…
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