Chapitre d’ouvrage

Linguistique informatique — traduction automatique

Pages 261 à 270

Citer ce chapitre


  • Danlos, L.
(2002). Linguistique informatique — traduction automatique. Dans
  • Y. Michaud
Le Cerveau, le Langage, le Sens : Volume 5 (p. 261-270). Odile Jacob. https://doi.org/10.3917/oj.unive.2002.08.0261.

  • Danlos, Laurence.
« Linguistique informatique — traduction automatique ». Le Cerveau, le Langage, le Sens Volume 5, Odile Jacob, 2002. p.261-270. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/le-cerveau-le-langage-le-sens--9782738111241-page-261?lang=fr.

  • DANLOS, Laurence,
2002. Linguistique informatique — traduction automatique. In :
  • MICHAUD, Yves,
Le Cerveau, le Langage, le Sens Volume 5. Paris : Odile Jacob. Université de tous les savoirs, p.261-270. DOI : 10.3917/oj.unive.2002.08.0261. URL : https://stm.cairn.info/le-cerveau-le-langage-le-sens--9782738111241-page-261?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/oj.unive.2002.08.0261


Notes

  • [*1]
    Texte de la 47e conferénce de l’Université de tous les savoirs donnée le 16 février 2000.

Dans le célèbre film 2001, l’Odyssée de l’espace de S. Kubrik, l’ordinateur HAL comprend l’homme, dialogue avec lui dans sa langue, exécute ses commandes, et ressent des émotions. En 1968, Marvin Minsky, conseiller scientifique du film en tant que spécialiste de l’intelligence artificielle, pensait qu’on pourrait effectivement réaliser un ordinateur tel que HAL en 2001. En l’an 2000, est-on près de la réalisation de HAL ? Cet article essayera de montrer et d’expliquer pourquoi on en est loin.
Cette affirmation peut paraître d’emblée critiquable à l’heure où les applications de la linguistique informatique (ou plus généralement de l’intelligence artificielle) envahissent à un rythme accéléré notre quotidien. En effet, bon nombre de voitures parlent, tout traitement de textes intègre un correcteur orthographique, des systèmes de dictée automatique ou de traduction automatique fleurissent sur le marché, on nous annonce régulièrement des photocopieurs ou téléphones qui traduisent, les moteurs de recherche sur le web proposent un résumé et une traduction des textes trouvés, on peut bénéficier d’une assistante virtuelle personnelle pour gérer ses rendez-vous, etc. Bref, des applications que l’on n’aurait même pas imaginées il y a quatre ou cinq ans existent bel et bien aujourd’hui. Pourquoi est-on donc si loin de HAL ? La réponse à cette question repose sur une notion clef : la compréhension. La réalisation de HAL demande que l’ordinateur comprenne le langage, tandis que les applications que l’on propose aujourd’hui ne supposent pas de compréhension ou alors une compréhension très superficielle…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

https://doi.org/10.3917/oj.unive.2002.08.0261

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