5. L’approvisionnement du chantier
- Par Fabien Font
- et Hervé Grua
Pages 111 à 143
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- FONT, Fabien
- et GRUA, Hervé,
- Font, Fabien.
- et al.
- Font, F.
- et Grua, H.
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- Font, F.
- et Grua, H.
- Font, Fabien.
- et al.
- FONT, Fabien
- et GRUA, Hervé,
En matière d’approvisionnement de chantier, il y a un paradoxe : ce sont les chantiers placés dans les conditions logistiques les plus contraignantes qui, au dire même de leurs responsables, sont les plus efficaces pour livrer l’ouvrier à son poste de travail et qui maîtrisent le mieux leurs coûts dans ce domaine.Cas n° 1: une tour s’élève dans un quartier d’affaires. L’implantation du chantier est évidemment exiguё. On ne peut rien stocker. Les camions n’ont aucune place pour attendre. Les livraisons en avance sont interdites. Les horaires de livraison sont resserrés. Les effets du moindre aléa sont immédiats.Cas n° 2: un immeuble de logements se construit dans un nouveau quartier. Les rues sont larges et pas encore encombrées aux heures de pointe. Les futurs jardins publics laissent pour le moment l’espace nécessaire pour des installations de chantier largement dimensionnées. On a toute la place pour recevoir les livraisons, les faire attendre si la grue est prise, entreposer les matériaux livrés en quantité pour plus de sécurité. On peut aménager des aires pour couler sur place les éléments de structure et des ateliers d’assemblage des ferraillages.
Et pourtant c’est dans le premier cas que les ouvriers attendent le moins d’être approvisionnés, qu’il y a moins de files d’attente au pied des moyens de manutention (lifts, grues…), que les pièces arrivent le moins endommagées avant d’être installées, qu’il y a moins de manquants au moment de lancer une opération.
Pour qui est familier avec le Lean, ce n’est pas un paradoxe ; c’est normal et prévisible…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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