Chapitre d’ouvrage

Un monde étrange et merveilleux

Pages 146 à 156

Citer ce chapitre


  • Xuan Thuan, T.
(2024). Un monde étrange et merveilleux. Mondes d'ailleurs : Sommes-nous seuls dans l'Univers ? (p. 146-156). Flammarion. https://stm.cairn.info/mondes-d-ailleurs-sommes-nous-seuls-dans-l-univers--9782080438683-page-146?lang=fr.

  • Xuan Thuan, Trinh.
« Un monde étrange et merveilleux ». Mondes d'ailleurs Sommes-nous seuls dans l'Univers ? Flammarion, 2024. p.146-156. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/mondes-d-ailleurs-sommes-nous-seuls-dans-l-univers--9782080438683-page-146?lang=fr.

  • XUAN THUAN, Trinh,
2024. Un monde étrange et merveilleux. In : Mondes d'ailleurs Sommes-nous seuls dans l'Univers ? Paris : Flammarion. Champs – Sciences, p.146-156. URL : https://stm.cairn.info/mondes-d-ailleurs-sommes-nous-seuls-dans-l-univers--9782080438683-page-146?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’excentricité mesure la déviation d’une orbite circulaire. Sa valeur varie entre 0 (l’orbite est un cercle) et 1 (l’orbite est aplatie en une ligne droite).
  • [2]
    Le fait que l’on a découvert peu de planètes aussi distantes que les planètes joviennes dans le Système solaire est probablement dû à un effet de sélection,car de telles planètes ont des périodes orbitales plus longues, et donc nécessitent des observations sur de longs intervalles de temps, de plusieurs dizaines à des centaines d’années.
  • [3]
    La désignation TRAPPIST est l’acronyme de Transiting planets and planetesimals small telesc pe, voulant dire « Petit télescope pour les transits de planètes et de planétésimaux ». L’appellation est un clin d’oeil à l’ordre religieux cistercien du même nom et à la bière qu’il produit.
  • [4]
    Le même phénomène affecte en effet le couple Terre-Lune. À cause des forces gravitationnelles exercées par la Terre sur son satellite et vice versa, la Lune met exactement le même temps (vingt-neuf jours et demi) pour tourner sur elle-même que pour orbiter autour de la Terre. Cette rotation synchrone fait que, de la Terre, nous ne pourrons jamais voir qu’une seule face de la Lune, l’autre restant cachée.

Il est temps pour nous de faire le point. Jusqu’ici, l’exoplanète de tous nos espoirs, cette « Terre 2.0 » qui aurait une masse et d’autres propriétés similaires à celles de notre planète, n’a pas encore été découverte. Mais cela semble être une conséquence des limites de notre technologie plus qu’un fait de la nature. En augmentant la précision des mesures des vitesses radiales (dans la méthode Doppler), des positions (dans la méthode astrométrique) et des luminosités (dans la méthode des transits) stellaires, il est très probable qu’une seconde Terre soit un jour dénichée.
En attendant, le satellite Kepler et les télescopes au sol ont déjà mis en évidence toute une galerie fantastique de planètes, aux propriétés plus variées et plus bizarres les unes que les autres. Pénétrons dans ces mondes extravagants et féeriques.
Même si la détection et l’étude des exoplanètes est une tâche difficile, une surprenante quantité d’informations sur leurs propriétés a déjà pu être amassée, depuis la découverte en 1995 de la première exoplanète orbitant autour d’une étoile de type solaire, 51 Pégase. Selon la méthode utilisée, les astronomes ont pu déterminer de précieuses caractéristiques, telles que la période orbitale de la planète, sa distance de l’étoile-mère, l’excentricité de son orbite, sa taille, sa masse, sa densité et, dans certains cas, la composition chimique de son atmosphère.La mission spatiale Kepler a révélé un si grand nombre de planètes que les astronomes ont à leur disposition un échantillon conséquent pour obtenir de manière statistique les résultats remarquables suivants…


Date de mise en ligne : 09/09/2024

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