Interne à Paris : vers l’hépato-gastro-entérologie (HPGE) (1972-1976)
- Par Antoine Cortot
Pages 1000 à 1006
Citer cet article
- CORTOT, Antoine,
- Cortot, Antoine.
- Cortot, A.
https://doi.org/10.1684/hpg.2023.2661
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- Cortot, Antoine.
- CORTOT, Antoine,
https://doi.org/10.1684/hpg.2023.2661
« Miracle n’est pas œuvre »
Georges Duhamel (1884-1966), Chroniques des Pasquier (1933-1945)
Interne à Paris : je vivais avec l’image d’un tout-puissant, seul maître à bord dans sa salle, officiant à la cérémonie de la visite hebdomadaire du patron, telle que je l’avais découverte, d’abord comme stagiaire puis externe, essentiellement à l’hôpital Lariboisière. Je sortais d’un compagnonnage de dix-huit mois avec nos collègues Tunisiens comme coopérant militaire en pédiatrie à l’Hôpital Charles- Nicolle à Tunis. Nous devions tous nous serrer les coudes indistinctement face aux difficultés quotidiennes de tous ordres qui surgissaient de partout, ce qui créait une solidarité sans faille qui n’admettait aucune hiérarchie.
Rien a priori ne me destinait donc à l’hépato-gastro-entérologie. J’avais effectué un stage d’externe après les « évènements » de 1968 dans le service d’André Paraf (†2002) à l’hôpital Avicenne à Bobigny, qui m’avait laissé un souvenir marquant, grâce au charisme de mon interne, EdmondPappo (concours 1964).
Je débutais avec l’idée de me former en médecine interne qui, seule, me paraissait capable d’embrasser la variété de la médecine. C’est ainsi que mon premier semestre, en novembre 1972, s’effectua chez Jacques Rouffy (1931-1998) à l’hôpital Saint-Louis. C’était un homme délicieux, spécialiste des maladies vasculaires, qui deux fois par semaine passait une visite au peigne fin, la cigarette au bec, et donnait ses directives au jeune interne qui, le reste du temps, avait, seul, la responsabilité des 35 malades de la salle, sans le recours d’un autre senior…
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