L’innovation en cancérologie à travers la presse scientifique et médicale
Pages 141 à 146
Citer cet article
https://doi.org/10.1684/ito.2025.521
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Parmi les grands problèmes encore mal résolus dans la compréhension de l’oncogenèse figure le rôle d’altérations épigénétiques dans la naissance des cancers. Les cancers sont bien associés à la présence de mutations dans les gènes de survie, de prolifération et de motilité ; cette association entre la présence d’altérations des gènes et le phénotype cancéreux n’est pas remise en cause, mais des pièces nouvelles du puzzle apparaissent, que l’on avait du mal à placer mais qui sont capables de s’adapter au paysage de l’oncogenèse.
Première observation : il existe des cellules normales en apparence qui portent des mutations de ces « gènes de cancer » mais qui ne formeront jamais de cancer. La raison est à chercher au niveau des autres requis de la transformation maligne : l’acquisition de l’immortalité ou la permissivité du micro-environnement, par exemple. Ces cellules apparemment normales s’organisent parfois en îlots de cellules proliférantes qui ne dépasseront pas ce stade, faute de pouvoir bénéficier d’autres altérations nécessaires, elles aussi à la transformation maligne, comme la vascularisation, les capacités de migration ou l’échappement à la surveillance immunitaire. Les mutations d’oncogènes ou de gènes suppresseurs de tumeurs ne sont donc pas suffisantes pour que naisse un cancer.
Deuxième observation : il existe des cancers dont les cellules semblent ne pas porter de mutations. Le phénomène est rarissime pour les cancers humains, et la première idée qui vient à l’esprit est qu’il faut les chercher mieux …
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