L’identification olfactive comme marqueur précoce de la maladie d’Alzheimer
- Par Benoît Jobin
Pages 85 à 89
Citer cet article
- JOBIN, Benoît,
- Jobin, Benoît.
- Jobin, B.
https://doi.org/10.1684/nrp.2025.0818
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- Jobin, B.
- Jobin, Benoît.
- JOBIN, Benoît,
https://doi.org/10.1684/nrp.2025.0818
La maladie d’Alzheimer (MA) est une maladie neurodégénérative à progression lente et la principale cause de trouble neurocognitif majeur chez les personnes âgées [1]. Alors que les déficits cognitifs émergent au stade du trouble cognitif léger (TCL), les processus neuropathologiques sous-jacents, dont l’accumulation de plaques amyloïde et de neurodégénérescence fibrillaire associée à la protéine tau, débutent bien plus tôt, souvent plusieurs décennies avant l’apparition des premiers symptômes [2]. Récemment, de nouveaux traitements comme le lecanemab et le donanemab ont été démontrés comme étant prometteurs pour éliminer les plaques amyloïdes et ralentir le déclin cognitif [3, 4]. Ainsi, il devient primordial d’identifier des marqueurs précoces permettant de détecter la MA avant que les dommages cérébraux deviennent trop importants et ralentissent l’effet des traitements.
Dans cette optique, la recherche s’oriente vers des marqueurs précoces pouvant signaler la présence de la maladie dès ses premiers stades précliniques. Parmi ces marqueurs, le déclin cognitif subjectif (DCS) est considéré comme la première manifestation clinique de la MA, précédant le stade de TCL [5]. Il se caractérise par des plaintes de déclin cognitif auto-rapportées malgré des performances normales aux tests cognitifs objectifs. Les personnes âgées rapportant un DCS présentent un risque plus élevé de déclin cognitif [6, 7] et de présenter les biomarqueurs de la MA [8–10]. Cependant, la population rapportant un DCS est hétérogène, représentant de 50 à 80 % des adultes cognitivement normaux de 70 ans et plus [1, 11, 12]…
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