Chapitre d’ouvrage

5. Quelques météorites célèbres

Pages 55 à 62

Citer ce chapitre


  • De Wever, P.
  • et Jacquet, E.
(2016). 5. Quelques météorites célèbres. Terre de météorites (p. 55-62). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/terre-de-meteorites--9782759819980-page-55?lang=fr.

  • De Wever, Patrick.
  • et al.
« 5. Quelques météorites célèbres ». Terre de météorites, EDP Sciences, 2016. p.55-62. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/terre-de-meteorites--9782759819980-page-55?lang=fr.

  • DE WEVER, Patrick
  • et JACQUET, Emmanuel,
2016. 5. Quelques météorites célèbres. In : Terre de météorites. Les Ulis : EDP Sciences. Terre à portée de main, p.55-62. URL : https://stm.cairn.info/terre-de-meteorites--9782759819980-page-55?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Soit 30 fois plus que la bombe d’Hiroshima, mais 30 fois moins que l’événement de la Toungouska.
  • [2]
    Information provenant de Mme le professeur Hasnaa Chennaoui Ahoudjehane, spécialiste des météorites, à l’université Hassan II de Casablanca (Maroc), qui a étudié cette météorite avec ses collaborateurs français. Cette météorite (martienne) était vendue en fragments qui valait 10 à 20 fois le prix de l’or.

Toutes les météorites méritent que l’on raconte leur histoire. Cependant, certaines d’entre elles sont plus célèbres que d’autres, soit par leur chute, soit par leur exemplarité.
Parmi les météorites remarquables, on peut citer la première pallasite* Krasnoïarsk, Orgueil, une chondrite* carbonée (groupe CI) dotée d’une composition chimique solaire, la martienne française Chassigny (achondrite*) et deux récentes chutes*, Tcheliabinsk et Draveil (chondrites* ordinaires).
Cette météorite de 700 kg a été trouvée en 1749 (Fig. 54). Le naturaliste allemand P. S. Pallas, l’ayant remarquée en 1772, la fit transporter au musée de Saint-Pétersbourg. Elle est conservée aujourd’hui à l’Académie des sciences de Moscou. Elle fut la première de ce type mise au jour, on lui donna donc le nom de son découvreur : la pallasite. Elle fut aussi la première attaquée à l’acide par l’Anglo-Italien G. Thomson (dates) qui révéla les structures de Widmanstattën* en 1804, quatre ans avant Alois von Widmannstätten (1753-1849), mais l’histoire, ingrate, n’a retenu que le nom de ce dernier.Le 14 mai 1864, des milliers de personnes, depuis le Nord de la France jusqu’au Nord de l’Espagne, observent un bolide* qui s’écrase dans le Tarn-et-Garonne, dans un champ de la commune d’Orgueil (Fig. 55). Les journaux s’en font l’écho. Les amateurs de science étant nombreux à l’époque, la population se mobilise pour récupérer ses fragments et les envoyer pour étude au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris…


Date de mise en ligne : 01/06/2022