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Chapitre 5. L’éclosion du rationnel

Pages 151 à 179

Citer ce chapitre


  • Pecker, J.-C.
(2003). Chapitre 5. L’éclosion du rationnel. Univers exploré, peu à peu expliqué (p. 151-179). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/univers-explore-peu-a-peu-explique--9782738111883-page-151?lang=fr.

  • Pecker, Jean-Claude.
« Chapitre 5. L’éclosion du rationnel ». Univers exploré, peu à peu expliqué, Odile Jacob, 2003. p.151-179. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/univers-explore-peu-a-peu-explique--9782738111883-page-151?lang=fr.

  • PECKER, Jean-Claude,
2003. Chapitre 5. L’éclosion du rationnel. In : Univers exploré, peu à peu expliqué. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.151-179. URL : https://stm.cairn.info/univers-explore-peu-a-peu-explique--9782738111883-page-151?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Copernic N., De revolutionibus orbium coelestium, trad. française par A. koyré Des Révolutions des orbes célestes, Félix Alcan, 1934, réimp. Blanchard, 1970. L’introduction de cet ouvrage par le traducteur est remarquable. Nous renvoyons aussi à l’ouvrage d’A. koyré, réf. 9, chapitre 1.
  • [2]
    Chaucer G., A treatise on the Astrolabe Adressed to His Son Lowis, 1341 (rééd. London, 1872).
  • [3]
    Toscanelli P., in Pannerkoek, p. 179.
  • [4]
    Peurbach G. de, Tables des Éclipses ; bibliographie décrite dans Duhem, X, p. 141 et Duhem, X, p. 354-356 ; Theoricae novæ Planetarium, Vitebegen, 1455 cité par Pannekoek avec la date 1460.
  • [5]
    Regiomontanus (Johann Müller), Table du premier mobile, bibliographie décrite dans Duhem, X, p. 141, instruments (le « Dreistab ») décrits dans Pannekoek, p. 179-183, voir aussi Duhem, X, 357-360.
  • [6]
    Gutenberg (J. Gensfleisch, dit), impression de la Bible, Mayence, 1448.
  • [7]
    Regiomontanus, traduction de l’Almageste, non publiée ; une traduction latine fut imprimée à Venise en 1505, le texte grec fut imprimé à Bâle en 1538.
  • [8]
    Tycho Brahé, De astronomicae instauratae progymnasta, Wanderburg, 1598, in Opera omnia, éd. Dreyer, Copenhague, (8 vol.) 1913-1929.
  • [9]
    Tycho Brahé, De stella nova, 1573, rééd. Dreyer, 1913.
  • [10]
    Kepler J., De stella nova, 1606, Prague, republié dans Gesammete Werke, Berck, 1938, t. 1 (en 1939, 18 vol. publiés).
  • [11]
    Voir réf. 9 ; voir aussi in Opera omnia (réf. 8 super), la correspondance de Trycho Brahé ; voir aussi, Gassendi, Vie de Tycho Brahé (en latin), La Haye, 1650.
  • [12]
    Tycho Brahé, De mundo aeternam recennissibus phenomenis liber secondus, 1588, 1603, De stella nova in Pede Serpentarii, Prague, 1606.
  • [13]
    Tycho Brahé (observations utilisées par kepler dans, Astronomia Nova seu Physica coelestis, 1609, Prague).
  • [14]
    Kepler J., Mysterium cosmographicum, Tübingen, 1609.
  • [15]
    Id., Epitome astronomicae Copernicanae, Linz, 1618-1621 et Harmonices Mundi, Linz, 1621.
  • [16]
    Id., Astronomia nova seu physica cœlestis, Prague, 1606.
  • [17]
    Vuillemin J., D’Eudoxe à Kepler, in roshdi Rached, Les Doctrines de la science de l’Antiquité à l’âge classique, Biard, 1999, p. 87-103.
  • [18]
    Gilbert W., De magnete et magnetisque corporibus, Londres 1600.
  • [19]
    Kepler J., Astronomia nova seu physica coelestis, Prague, 1606.
  • [20]
    Digges L., publié par son fils, Thomas, Prognostication Everlasting, Londres, 1592.
  • [21]
    Sur Giordano Bruno, lire Michel Paul-Henri, La Cosmologie de Giordano Bruno, Hermann, Paris, 1962.
  • [22]
    Galileo Galilei, Discours concernant deux sciences nouvelles, Armand Colin, 1970 ; Dialogue Concerning the Two Chief World Systems, trad. Drake, University of California press, 2e éd., 1967.
  • [23]
    Aristote, Physique.
  • [24]
    Buridan J., Questiones super octo phisicorum libros Aristotelis ; voir Duhem, VII, p. 352-355.
  • [25]
    Benedetti Giovanni-Battista, 1530-1590, Diversarum speculationum math. & phisicarum liber, Turin, 1585.
  • [26]
    Galileo Galilei, Dialogue Concerning the Two Chief World Systems, op. cit., p. 147, 165, 196, de la 2e éd., 1967.
  • [27]
    De Dominis, M. A., De radiis visus et lucis, Venise, 1611 ; De republica ecclesiastica, libri X, 3 vol., Londres, 1617-1622 ; voir aussi, in Redondi, Pietro, Galileo heretic, p. 110-113.
  • [28]
    Galileo Galilei, II Saggiatore, 1623, trad. par J. Verdet dans l’introduction au texte de Galilée reproduit dans son ouvrage (réf. 15 du chapitre 1, p. 346).
  • [29]
    Descartes R., Le Monde ou Traité de la lumière, 1677, dans les Œuvres complètes, de René Descartes, publié par Adarm & Tannery, 17 vol., 1897-1909, republié par Vrin, 1964-1974.
  • [30]
    Huyghens Christiaan, L’Astroscope abrégé libéré de la contrainte du tube optique, trad. L. P. Pézenas, 1767, selon L’Anthologie de Jean-Pierre Verdet (réf. 15 du chapitre 1, p. 513).
  • [31]
    Newton I., Principia, Londres, 1686, trad. en anglais, Motte, 1729, et Cajori, 1934 ; trad. en français par Mme du Châtelet, Paris, 1756.
  • [32]
    Traduction selon Mme du Châtelet. C’est le « hypotheses non fingo » souvent cité.

Nous avons situé l’œuvre immense de Copernic dans la droite ligne de la pensée ptolémaïque, avec l’héliocentrisme en plus, une œuvre présentée par le préfacier du De revolutionibus (sans doute Osiander) comme une « hypothèse », équivalente à l’hypothèse géocentrique. C’était une sorte d’aboutissement provisoire, de synthèse intermédiaire, de point d’orgue en quelque sorte dans le progrès des idées.
Mais l’essentiel n’était donc plus, dès le xive siècle et jusqu’au xvie, de construire un « système » ; au fond, presque tous les érudits étaient d’accord avec l’évolution des idées : ils avaient conservé l’impulsion donnée par Héraclide et ils estimaient nécessaire, comme Ptolémée, de faire appel à des jeux complexes de mouvements circulaires. Il s’agissait maintenant, si l’on voulait préciser ce système, ou le mettre en défaut, d’accumuler de bonnes observations. De cela, les astronomes de la tradition judéo-arabe (Ulug beg là-bas, Levi ben Gerson ici, pour n’en citer que deux) avaient été très conscients. Mais les astronomes de l’Europe du Nord et du Centre, Italie comprise, ne l’étaient pas moins (figure 5.1). Guillaume de Saint-Cloud utilisait des astrolabes et des instruments gradués très évolués. Geoffrey Chaucer (1328 ~ 1400) publia un Traité de l’astrolabe bien qu’il soit plus connu pour ses mémorables Contes de Canterbury. Paolo Toscanelli (1397 ~ 1482), qui fut conseiller de Christophe Colomb, fit plusieurs observations cométaires ; on dispose de fort peu de telles observations datant des Anciens…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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