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Chapitre 7. Lumière et espace

Pages 205 à 227

Citer ce chapitre


  • Pecker, J.-C.
(2003). Chapitre 7. Lumière et espace. Univers exploré, peu à peu expliqué (p. 205-227). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/univers-explore-peu-a-peu-explique--9782738111883-page-205?lang=fr.

  • Pecker, Jean-Claude.
« Chapitre 7. Lumière et espace ». Univers exploré, peu à peu expliqué, Odile Jacob, 2003. p.205-227. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/univers-explore-peu-a-peu-explique--9782738111883-page-205?lang=fr.

  • PECKER, Jean-Claude,
2003. Chapitre 7. Lumière et espace. In : Univers exploré, peu à peu expliqué. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.205-227. URL : https://stm.cairn.info/univers-explore-peu-a-peu-explique--9782738111883-page-205?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Newton Isaac, Optiks, or a Treatise of the Reflection, Refraction, Inflection, & Colours of Light, 1730, rééd. Dover, 1952.
  • [2]
    Huyghens Christiaan, Traité de la lumière, où sont expliquées les causes de ce qui lui arrive dans la réflexion et dans la réfraction…, Leiden, 1690.
  • [3]
    Fresnel Augustin, La Diffraction de la lumière, Mémoire, Académie des sciences, octobre 1815, citations nombreuses dans Taton R., réf. N dans l’introduction.
  • [4]
    Römer Ole, in Journal des Sçavans, 7 décembre 1676, p. 233-236.
  • [5]
    Maxwell James C., Treatise on Electricity and Magnetism, 1873.
  • [6]
    Pecker Jean-Claude, Understanding the Universe, Springer H., 2001 ; voir aussi Pecker J.-C., Le Ciel, Delpire, 1960, rééd. avec compléments par Hermann, Le Ciel et deux écrits, 1972.
  • [7]
    Kourganoff Vladimir, Initiation à la théorie de la relativité, PUF, 1964 ; et Bondi Hermann, Cosmology, Cambridge University Press, 2e éd. 1968 ; et Andrillat Henri, Introduction à l’étude des cosmologies, Armand Colin, 1970 ; et Couderc Paul, éd. revue par F. Perrin, La Relativité, PUF, « Que sais-je ? », n° 37, 1981.
  • [8]
    Newton Isaac, Principia, Londres 1686, trad. en anglais, Motte, 1729, et Cajori, 1934 ; trad. en français par Mme du Châtelet, Paris, 1756.
  • [9]
    Born Max, Einstein’s Theory of Relativity (en trad. anglaise), Dover, 1969.
  • [10]
    Mach Ernst, Die Mechanik in ihrer Entwicklung, 3e éd., Brockhaus, 1912, trad. franç. Paris, 1904.
  • [11]
    Foucault Léon, Démonstration physique du mouvement de rotation de la Terre au moyen du pendule, Mémoire Académie des sciences, 1851.
  • [12]
    Misner C. W., Thorne K. S., Wheeler J. A., 1970, 1971, Gravitation, Freeman, 1973.
  • [13]
    Smoot G., Davidson K., Les Rides du temps, (trad. française C. et A. Bouquet), Flammarion, 1994.
  • [14]
    Einstein Albert, « Sitzungsberichte der Preuss », Akademie der Wisseuschaft. zu. Berlin, 11, p. 831-839, 1915.
  • [15]
    Garuccio A., Vigier, Jean-Pierre, in Foundations of Physics, 110, n° 9/10, 797-801, 1980.
  • [16]
    Sur le débat entre l’école de Copenhague et celle de De Broglie ou d’Einstein sur l’indéterminisme, on peut lire : Selleri Franco, Le Grand Débat de la physique quantique, Flammarion, 1994 ; et Bitsakis Eftichios, La Nature dans la pensée dialectique, L’Harmattan, 2001 (traduit du grec) ; et, dans un esprit différent, Espagnat Bernard d’, Le Réel voilé, Fayard, 1994.
  • [17]
    Dirac P. M. A., in Nature, 168, 90, 1951.
  • [18]
    Nernst Walther, « Further Investigation of the Stationary Hypothesis », Zeitschrift für Physik, 97, p. 511, 1935 ; Voir aussi Walther Nernst and Cosmology, Apeiron, 2.
  • [19]
    Olbers W., « Über die Durchsichtigkeit des Weltraus », Bode’s Astronomisdches Jahrbuch, 1823 ; voir aussi Jaki Stanley L., The Paradox of Olber’s Paradox, Herder & Herder, 1969.
  • [20]
    Charlier C. V. L., Arch. Syst. Phil., Berlin, 2, 477 ; 1908, Ark. Mat. Astr. Fys., 4, n° 24, 1, 1922 ; Ark. Mat. Astr. Fys., 16, n° 22, 1.
  • [21]
    Mandelbrot Benoît, Les Objets fractals, Flammarion, 1975.
  • [22]
    Vaucouleurs G. de, « The Case for a Hierarchical Cosmology », Science, 167, p. 1203-1213, et p. 169, 917, 1970.
  • [23]
    Seeliger H. von, 1894, Astr. Nachr., 137, p. 129-136 ; Sitzungsberg. Akad. Wiss. München, Math.Phys.kl., 26, p. 373, 1921 ; communication personnelle à Charlier dans Charlier, 1922.
  • [24]
    Comte Auguste, Cours de philosophie positive, 1830-1842.
  • [25]
    Espagnat Bernard d’, Le Réel voilé, Fayard, p. 505, 1994.

Comme nous l’avons déjà noté, Newton pensait que la lumière était faite de corpuscules, soumis comme toute matière à la gravitation et à l’inertie, et donc dotés d’une masse (au repos) non nulle. Cette masse doit être extrêmement petite puisque la lumière, dans le vide interplanétaire, semble se propager en ligne droite, et qu’il en est de même d’ailleurs dans l’air. Seule joue, contre la propagation rectiligne, la réfraction, dont rendent compte parfaitement les lois de Snell-Descartes, et qui s’explique sans mal en admettant que la vitesse des particules est affectée par la traversée d’un milieu plus dense. Entre Soleil et planètes en tout cas, en pratique, la lumière se meut instantanément, dans le vide, comme la gravitation. Cette vision peut sembler difficile à admettre. Toute propagation implique un milieu, et la force d’attraction universelle semblerait plutôt une propriété de l’espace lui-même. À moins que la propagation de la gravitation ne soit pas elle-même instantanée. Auquel cas, nous devrions admettre l’existence d’un milieu agissant par quelque mouvement local, de place en place, peut-être par des déformations élastiques, pour transférer de lieu en lieu la gravitation — comme alors la lumière. C’est « l’éther de la gravitation ».Newton découvrit bien d’autres lois et propriétés de la lumière, notamment l’existence du spectre, c’est-à-dire de la décomposition de la lumière en ses différentes couleurs. Partant de cela, il aurait pu aller plus loin, associer couleur et longueur d’« onde », se livrer à des expériences relativement faciles et construire une théorie ondulatoire de la lumière…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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