Pieter Zeeman (1865–1943) : Physicien hollandais, ancien assistant de Lorentz et découvreur de l’effet qui porte son nom et lui a valu le prix Nobel de physique en 1902, à savoir la décomposition d’une raie spectrale en plusieurs raies sous l’effet d’un champ magnétique.
Max Laue (1879–1960) : Physicien allemand, prix Nobel de physique 1914 pour la découverte de la diffraction des rayons X dans les cristaux. Ancien étudiant et assistant de Planck (cf. p. 282), il contribua notablement au développement de la relativité restreinte, dont il écrivit le tout premier manuel en 1911 [244]. Son père ayant été anobli en 1913, il prit dès lors le nom de Max von Laue.
Herbert E. Ives (1882–1953) : Physicien et ingénieur américain, pionnier du développement de la télévision et du fax. Toute sa vie, il fut un détracteur de la théorie de la relativité ! Il interpréta notamment le résultat de sa fameuse expérience avec Stilwell comme une preuve en faveur de la théorie électromagnétique de Larmor et Lorentz, basée sur l’éther.
Jean Picard (1620–1682) : Astronome français, il fut le premier à mesurer précisément le rayon de la Terre, en obtenant la longueur d’un degré de latitude par triangulation. Il a effectué les observations conduisant à la découverte de l’aberration à partir d’Uraniborg, l’observatoire de Tycho Brahé.
John Flamsteed (1646–1719) : Premier Astronome Royal britannique, fondateur de l’Observatoire de Greenwich et auteur d’un catalogue de près de 3000 étoiles.
Le triangle POA étant isocèle, l’angle OPA est nécessairement égal à θ/2 et QB est le côté opposé à cet angle dans le triangle rectangle PQB avec PQ = 2, d’où la formule (5.88).
Anton Lampa (1868–1938) : Physicien autrichien ; très tôt intéressé par la relativité, il soutint Einstein pour l’obtention d’un poste de professeur à l’université de Prague en 1911.
George Gamow (1904–1968) : Physicien russe (naturalisé américain en 1940), ami de Landau (cf. p. 443) avec qui il étudia à Leningrad ; c’est un des pères du modèle du Big Bang.
Roger Penrose : Mathématicien britannique né en 1931, auteur de travaux importants en relativité générale et inventeur des pavages non-périodiques du plan qui portent son nom.
Martin Rees : Astrophysicien britannique né en 1942, auteur de nombreux travaux en cosmologie, physique des galaxies et des quasars.
Le chapitre précédent discutait du mouvement d’une particule tel que perçu par un observateur donné, introduisant les notions de vitesse et d’accélération. Nous abordons à présent la façon dont deux observateurs distincts perçoivent le même mouvement. Nous établirons notamment les diverses lois de transformations de quantités relatives lorsqu’on passe d’un observateur à l’autre : transformation des longueurs (contraction de FitzGerald-Lorentz, § 5.1), des vitesses (§ 5.2), des accélérations (§ 5.3), des fréquences (effet Doppler, § 5.4), des angles d’observations (aberration, § 5.5) et des images (§ 5.6). Dans tout ce chapitre, on considère deux observateurs, et , de lignes d’univers ℒ et ℒ′ et de 4-vitesses et . L’observateur a une certaine vitesse relative à et, de même, a une vitesse relative à . Comment ces deux vitesses sont-elles reliées ? En physique galiléenne, elles seraient simplement l’opposée l’une de l’autre. Nous allons voir qu’il n’en est pas de même dans le cadre relativiste. Pour simplifier le problème, on se place dans le cas où les lignes d’univers ℒ et ℒ′ des deux observateurs se croisent en un même événement O. On peut alors utiliser les formules réduites (4.31)–(4.33). Pour mettre les observateurs et sur le même pied, effectuons un petit changement de notation : nous désignerons par (et non plus par ), la vitesse de relative à . Nous noterons alors la vitesse de relative à . Compte tenu de ces notations, la formule (4.31) conduit aux relations suivantes entre les 4-vitesses des deux observateurs …