Ouvrage

Terre de météorites

Terre à portée de main
2016


90 pages

Tableau
Description de l'image par IA : Tableau stratigraphique international avec couleurs et noms de séries géologiques.
Figure
Description de l'image par IA :

Fig. 1. Différences entre météoroïde*, météore* et météorite*.

Tant que l’objet est dans le ciel, on l’appelle météoroïde. Il s’accompagne, lors de la traversée de l’atmosphère, d’un phénomène lumineux : le météore. S’il est gros, on parle de bolide*. L’objet au sol est nommé météorite.

Fig. 2.
Description de l'image par IA : Gauche : bille fondue, droite : structure poreuse conservée. Microscope électronique.

Micrométéorites.

Celle de gauche (0,1 mm) a entièrement fondu lors de la traversée atmosphérique tandis que celle de droite (0,04 mm) a conservé sa structure poreuse primitive. Observées au microscope électronique à balayage.

Fig. 3.
Description de l'image par IA : Météoroïde entre dans atmosphère, produisant lumière et fragments, débris tombent au sol.

Les différentes étapes d’une chute.

(1) Un météoroïde* arrive en contact avec notre atmosphère à environ 20 km/s en moyenne (soit environ 70 000 km/h ; entre 10 et 30 km/s pour un fragment d’astéroïde* et jusqu’à 72 km/s pour un objet cométaire). (2) Les frottements intenses produisent une lumière souvent blanche : le météore*. (3) L’objet peut se fragmenter à diverses reprises, ce qui émet flash lumineux puis bruit de tonnerre. (4) Les petits débris sont plus vite freinés que les plus gros (5). (6) Le météore s’éteint pour un freinage suffisant vers 20 km d’altitude ; la chute passe inaperçue si des nuages masquent le ciel. (7) Les fragments touchent le sol et sont répartis sur une zone elliptique.

Fig. 4.
Description de l'image par IA : Chute verticale et oblique d'une météorite, répartition circulaire et elliptique.

Cônes de chutes.

La forme de la surface des chutes au sol dépend de l’angle d’arrivée d’une météorite.

Fig. 5.
Description de l'image par IA : Ciel bleu avec traînée de météore au-dessus d'immeubles et arbres.

Traînée du météore* de Tcheliabinsk, deux à trois minutes après son explosion.

Fig. 6.
Description de l'image par IA : Pierre noire et rugueuse avec une surface granuleuse.

Météorite d’Allende (croûte et intérieur).

Ce fragment, de 520 g pour 8 cm, de la météorite* d’Allende tombée au Mexique en 1969 montre bien à la fois la croûte de fusion* noire, externe, reste de la partie fondue lors de la chute, et son intérieur granuleux.

Fig. 7.
Description de l'image par IA : Carte des météorites en France, montrant chutes et trouvailles depuis cinq siècles.

Carte des météorites* récoltées sur la France depuis cinq siècles.

Depuis Ensisheim (1492), près de 80 météorites ont été recueillies sur le sol de l’Hexagone : un peu plus d’une soixantaine de chutes* et moins d’une dizaine de trouvailles*. Les météorites d’Orgueil, Chassigny, Saint-Mesmin et Saint-Séverin sont devenues des références scientifiques mondiales.

Fig. 8.
Description de l'image par IA : Météorite d’Hoba, Namibie, découverte en 1920, est la plus grande météorite connue, pesant 60 tonnes.

Météorite d’Hoba (Grootfontein, Namibie).

La météorite d’Hoba, située dans la ferme d’Hoba West près de Grootfontein en Namibie, découverte en 1920, est la plus grande météorite connue (60 tonnes en un seul morceau) et le plus gros bloc naturel de fer connu à la surface de la Terre.

Fig. 9.
Description de l'image par IA : Météorite noire dans le désert, entourée de roches, Atacama, Chili.

Météorite dans le désert.

Météorite photographiée in situ lors de sa trouvaille* dans le désert de l’Atacama au Chili. D’une dizaine de centimètres environ, elle se distingue des roches environnantes par sa croûte de fusion* noire.

Fig. 10.
Description de l'image par IA : Nodules de marcassite, vue externe et interne, structure fibro-radiée.

Nodules de marcassite.

Nodules d’environ 5 cm de marcassite provenant de la craie du Bassin parisien (Cénomanien, 100 millions d’années, Aube). À gauche vue externe, à droite un nodule cassé révèle la structure fibro-radiée et la couleur argentée

Fig. 11.
Description de l'image par IA : Météorite sur le sol de Mars, vue par le rover Opportunity.

Une météorite sur le sol de Mars.

Photo d’une météorite (Meridiani Planum), de 31 cm de diamètre, trouvée sur Mars. L’objectif de la caméra du rover, très grand angle, déforme l’horizon qui semble arrondi au lieu d’être presque plat. Sonde Opportunity.

Fig. 12.
Description de l'image par IA : Deux hommes et un grand objet tombant du ciel, avec un village en arrière-plan.

La chute d’Ensisheim en 1492.

Cette chute fut interprétée comme un présage favorable à Maximilien d’Autriche qui la fit suspendre dans l’église où elle est restée jusqu’à la Révolution. Ensisheim Diebold Schilling Lucerne 1513 : Rolf W. Bühler, Meteorite, Basel, 1988.

Fig. 13.
Description de l'image par IA : Village avec une grande météorite tombant du ciel, entourée de maisons et d'arbres.

Météorite d’Ensisheim.

Peinture sur bois de 1493 illustrant la chute de la météorite d’Ensisheim en 1492.

Fig. 14.
Description de l'image par IA : Un morceau de météorite exposé dans une vitrine, avec des coupes visibles.

La météorite* d’Ensisheim.

Ce morceau, la masse principale, est conservé aujourd’hui dans le Palais de la Régence à Ensisheim. Les amputations que la météorite a subies au cours de son histoire (elle ne pèse plus que 55 kg) ne laissent guère subsister la croûte de fusion* que par endroits.

Fig. 15.
Description de l'image par IA : Portrait d'un homme en costume sombre avec col blanc, cheveux bouclés, regard sérieux.

Portrait de Jean-Baptiste Biot, vers 1800.

Fig. 16.
Description de l'image par IA : Soleil, planètes, ceinture d'astéroïdes.

Position de la ceinture d’astéroïdes* dans le système solaire.

Tant que l’objet est dans le ciel, on l’appelle météoroïde. Il s’accompagne, lors de la traversée de l’atmosphère, d’un phénomène lumineux : le météore. S’il est gros, on parle de bolide*. L’objet au sol est nommé météorite.

Fig. 17.
Description de l'image par IA : Astéroïde Éros avec cratères et reliefs visibles.

Astéroïde* Éros.

Image de l’astéroïde Éros prise par la sonde NEAR Shoemaker, la première à se mettre en orbite autour d’un astéroïde. L’astéroïde, d’un diamètre de 31 km, et originaire de la ceinture principale, a une orbite croisant celle de Mars et passant à une vingtaine de millions de kilomètres de celle de la Terre.

Fig. 18.
Description de l'image par IA : Nuages de comète Tchourioumov-Guerassimenco, vue de Rosetta.

La comète* Tchourioumov-Guerassimenco.

Photo prise par la sonde Rosetta (ESA) le 6 mars 2015.

Fig. 19.
Description de l'image par IA : Comète Hale-Bopp avec traînée de poussières et gaz ionisés, vue en Croatie et aux États-Unis.

Photos de la comète* Hale-Bopp.

À gauche, photo prise en Croatie en mars 1997. On distingue nettement la traînée de poussières (en jaune-blanc) et on devine la traînée bleutée, plus verticale, de gaz ionisé. À droite, la même comète, vue aux États-Unis.

Fig. 20.
Description de l'image par IA : Des astéroïdes en collision, créant des fragments de tailles variées dispersés dans l'espace.

Collision sur un astéroïde*.

Une collision avec un astéroïde fragmente un corps massif en gros et petits morceaux qui prennent des trajectoires différentes. Vue d’artiste.

Fig. 21.
Description de l'image par IA : Astéroïde tournant autour du Soleil, recevant et émettant de l'énergie, modifiant ainsi son orbite.

Modification progressive d’une orbite.

Comme l’astéroïde* tourne sur lui-même (flèche blanche), il reçoit une énergie du Soleil (onde jaune) qu’il met du temps à évacuer (ondes rouges), ce qui modifie son orbite.

Fig. 22.
Description de l'image par IA : a. Contraction d'un nuage interstellaire.
```

Formation du système solaire.

a. Un fragment de nuage moléculaire, amas de poussières et de gaz, s’effondre sur lui-même.

Fig. 23.
Description de l'image par IA : Cratères de différentes tailles sur la Lune, le plus grand étant Dédale avec un piton central.

Cratères sur la Lune.

Le plus grand cratère sur la photo (avec un piton central) est Dédale. Son diamètre est de près de 100 km. Des cratères de toutes tailles sont imbriqués (noter les petits au premier plan), attestant de la multitude des impacts. Image prise par Apollo 11.

Fig. 24.
Description de l'image par IA : Deux vues aériennes d'un cratère d'impact, montrant des bords relevés et une surface ondulée.

Meteor Crater.

En une fraction de seconde, 150 millions de tonnes de roches ont été éjectées, formant un cratère de plus d’un kilomètre de diamètre. Sur le bord du cratère, les empilements de roches initiales ont été retournés. La surface mamelonnée qui environne le cratère résulte des roches éjectées lors de l’impact. À gauche vue à la verticale, à droite vue oblique laissant voir les bords relevés.

Fig. 25.
Description de l'image par IA : Crater impact formation: compression, excavation, adjustment stages.

Formation d’un cratère d’impact* en bol.

Les trois premières étapes se déroulent en quelques secondes, car la vitesse de l’impacteur est considérable. La pression va de 50 GPa (500 000 atm) près de l’impact à 1 GPa au fond du cratère. La température au moment de l’impact est de 3 000 °C.

Fig. 26.
Description de l'image par IA : Tête d’un trépan de forage avec des diamants naturels incrustés dans l’acier.

Tête d’un trépan de forage.

Son extrémité est constituée d’un acier spécial dans lequel sont inclus de tout petits diamants naturels ; certains brillent, en haut à gauche. Ces diamants, les plus durs de tous les minéraux, sont là pour « mordre » la roche à forer (ce carottier a 8 cm de diamètre).

Fig. 27.
Description de l'image par IA : Ruines de thermes gallo-romains avec murs de pierre et sol en terre battue.

Les thermes gallo-romains de Chassenon (Charente).

Ils sont construits avec des impactites de type Chassenon.

Fig. 28.
Description de l'image par IA : a. Roche grise avec inclusions blanches. b. Roche rouge avec inclusions diverses.

Impactites de Rochechouart.

a. Suévite de faciès Chassenon. Taille : environ 13 × 18 cm. Collection du MNHN.GG2009.

Fig. 29.
Description de l'image par IA : Façade de l'église de Rochechouart avec des pierres impactées, montrant des fragments soudés.

Impactites de l’église de Rochechouart.

Les roches utilisées pour construire l’église de Rochechouart sont toutes marquées par l’impact et sont donc appelées impactites. Nombre d’entre elles, des brèches*, montrent des fragments soudés.

Fig. 30.
Description de l'image par IA : Pierre de forme conique incrustée dans un mur de pierre.

Cône de percussion.

Pierre dans un mur de Champonger, près des thermes de Chassenon.

Fig. 31.
Description de l'image par IA : Une main tenant un cône de percussion de l’astroblème de Charlevoix, Québec, Canada.

Cône de percussion isolé.

Cône de percussion de l’astroblème de Charlevoix, Québec, Canada.

Fig. 32.
Description de l'image par IA : Carte montrant le cratère de Chicxulub, son impact et sa taille, avec des cercles de 100 km et 180 km.

Localisation et taille du cratère de Chicxulub.

Le cratère est aujourd’hui sous 2 000 m de sédiments accumulés depuis 65 millions d’années.

Fig. 33.
Description de l'image par IA : Carte de gravité terrestre montrant le cratère d'impact de Chicxulub avec des ondulations concentriques et des cénotes à la périphérie.

Cratère d’impact* de Chicxulub.

La mesure de la gravité terrestre en différents endroits permet d’établir une carte. La côte est marquée d’un trait blanc. Les ondulations colorées en vertjaune, concentriques, montrent la forme du cratère (ce qu’il en reste). Les points blancs représentent des puits naturels, appelés cénotes (d’un mot maya). Ceux-là sont beaucoup plus nombreux à la périphérie du cratère.

Tableau
Tableau listant la taille des astéroïdes et la fréquence de chute des météorites correspondantes.

Tableau 1. Fréquence de chute des météorites* en fonction de leur taille minimum.

Fig. 34.
Description de l'image par IA : Forêt dévastée avec des arbres couchés et brûlés sur une vaste étendue.

Désastre de Toungouska (Sibérie).

Les arbres ont été abattus et brûlés sur 2 000 km2. Cette image est issue de celle prise en mai 1929 pendant l’expédition de Leonid Kulik.

Fig. 35.
Description de l'image par IA : Cercle avec métaux et silicates mélangés, un autre avec métal central et silicates en couches.

Schéma de la différenciation*.

L’image de gauche montre la structure d’un corps parent* non différencié, avec grains de métal et de silicates intimement mélangés : ses fragments sont les chondrites*. Celle de droite montre un corps parent ayant subi une différenciation par laquelle le métal, lourd, a décanté au centre, avec un manteau* et une croûte silicatés. Ses fragments sont les météorites différenciées : achondrites*, sidérites* ou pallasites* selon la région d’origine. La Terre présente une structure de même type (Fig. 51).

Fig. 36.
Description de l'image par IA : Machine scientifique complexe avec divers tubes et fils, située dans un laboratoire moderne.

NanoSIMS du Muséum.

Cet instrument permet des mesures chimiques et isotopiques de fragments à une échelle inférieure au micromètre (millième de millimètre). Cela permet de connaître la composition exacte des constituants des fragments.

Fig. 37.
Description de l'image par IA : Pierre noire avec des sphères plus claires, tombée en Inde en 1857.

Chondrite* Parnallee.

Cette météorite est tombée le 28 février 1857 à Tamil Nadu (Inde). Sa chute a été précédée d’un bruit explosif (voir chapitre 1.1). Chaque petite sphère est un chondre*. Ces éléments arrondis baignent dans une matrice. Cette météorite est prisée par les chercheurs car elle possède un matériau relativement peu altéré du système solaire primitif. Le creux irrégulier de la base, très noire, est constitué de la croûte de fusion*. Le fragment pèse environ 3 grammes pour 1 × 2 cm2.

Fig. 38.
Description de l'image par IA : Chondrite sombre avec des chondres ronds et du métal blanc et des sulfures bronze entre eux.

Chondrite* d’Hallingeberg.

On distingue les chondres*, ronds et plutôt sombres, ainsi que le métal (blanc) et les sulfures (bronze) qui pullulent entre les chondres (et aussi à l’intérieur de ceux-là). Photographie en lumière réfléchie d’une lame mince de 1 cm de long de la chondrite d’Hallingeberg tombée en 1944 en Suède. Les sphères sont millimétriques.

Fig. 39.
Description de l'image par IA : Tranche de la météorite Allende avec des chondres et inclusions claires.

Chondrite* : tranche de la météorite Allende.

La météorite d’Allende est tombée le 8 février 1969 dans l’État de Chihuahua au Mexique ; elle est remarquable du fait qu’elle a délivré d’un coup trois tonnes d’un type rare de météorite, une chondrite* carbonée. Consolidée en même temps que le système solaire, elle conserve des chondres* et des inclusions réfractaires (objets clairs non sphériques), d’une fraction de millimètre à quelques millimètres. Ses inclusions réfractaires sont datées de 4,568 milliards d’années.

Fig. 40.
Description de l'image par IA : Pierre avec texture bréchique, diamètre d'environ 20 cm, météorite aubrite tombée en 1919 à Cumberland Falls, Kentucky.

Achondrite*.

Cette météorite, d’une vingtaine de centimètres de diamètre, montre une texture bré- chique. Météorite de type aubrite, tombée en 1919 à Cumberland Falls, Kentucky.

Fig. 41.
Description de l'image par IA : Microscope image showing thin slice of eucrite from Juvinas with elongated feldspar crystals and colored pyroxene crystals.

Eucrite observée au microscope.

Lame mince de l’eucrite de Juvinas (Ardèche) vue au microscope polarisant (taille du champ : 3 mm). On distingue des cristaux allongés blanc-bleu de feldspath et des cristaux plus colorés de pyroxène, deux minéraux typiques des gabbros terrestres (une roche fréquente dans les planchers océaniques par exemple).

Fig. 42.
Description de l'image par IA : Astéroïde Vesta avec un grand cratère et un piton central.

Astéroïde* Vesta.

Photographie de l’astéroïde Vesta, corps parent* probable des achondrites* HED, réalisée par la sonde Dawn en 2011-2012. La totalité de son pôle sud (toute la partie basse du cliché) est occupée par un cratère d’impact* géant, avec un piton central (la boursouflure, tout en bas), d’où a sans doute été éjectée une bonne partie des achondrites HED qui nous sont parvenues.

Fig. 43.
Description de l'image par IA : Coupe théorique de l’astéroïde Vesta avec couches d'eucrites, diogénites, et howardites.

Structure de Vesta.

Coupe théorique de l’astéroïde* Vesta (cf. aussi Fig. 35 et 51). C’est un astéroïde différencié mais les impacts qu’il a subis n’ont guère pu en extraire que des fragments des couches les plus superficielles, à savoir la croûte d’eucrites et les poches de diogénites en profondeur. Les howardites sont des mélanges entre eucrites et diogénites résultant des impacts.

Fig. 44.
Description de l'image par IA : Une tranche de météorite dans un cadre, exposée dans un bureau.

Brèche* lunaire.

Une tranche de la météorite Northwest Africa 5000 est exposée dans un bureau américain. La coupe mesure une trentaine de centimètres.

Fig. 45.
Description de l'image par IA : Main de personne tenant une météorite grise avec une surface craquelée et un cube de 1 cm pour référence.

Météorite de Mars.

Talon de la météorite Northwest Africa 7034, une brèche* martienne, et à ce jour notre plus ancien échantillon de la planète Mars, daté à 4,4 milliards d’années.

Fig. 46.
Description de l'image par IA : Texture métallique avec des bandes et des masses sombres.

Météorite du cap York.

Parmi ses bandes de Widmannstätten*, les masses sombres sont constituées d’un sulfure de fer (FeS : la troilite).

Fig. 47.
Description de l'image par IA : Motifs géométriques complexes sur fond métallique.

Figures de Widmannstätten.

Les champs mesurent quelques centimètres de long.

Fig. 48.
Description de l'image par IA : Tranche de pallasite d’Esquel avec des cristaux d'olivine transparents.

Pallasite d’Esquel (Argentine).

Cette fine tranche montre la transparence des minéraux d’olivine (péridot).

Fig. 49.
Description de l'image par IA : Pierre grise avec inscriptions et motifs gravés, exposée sur un support.

Météorite d’Abee.

Cette chondrite* à enstatite renferme un minéral rarissime sur Terre : le sulfure de calcium (oldhamite). Muséum royal de l’Ontario. La tranche mesure 38 × 34 cm2.

Fig. 50.
Description de l'image par IA : Cristaux de carbure de silicium, connus sous le nom de moissanite, utilisés comme imitation du diamant.

Moissanite.

Le carbure de silicium se trouve dans quelques météorites (par exemple Murchison, Canyon Diablo) alors que, sur Terre, on ne le connaît qu’à l’état artificiel sous le nom de carborundum (fabriqué pour les céramiques ou comme abrasif…). Les grands cristaux, connus en bijouterie sous le nom de moissanite, sont utilisés comme imitation du diamant.

Fig. 51.
Description de l'image par IA : Fragments anguleux de péridotite (vert clair) dans du basalte.

Péridotite dans du basalte.

Fragments anguleux de péridotite (olivine, vert clair) arrachés au manteau* terrestre lors de la remontée du magma* basaltique.

Fig. 52.
Description de l'image par IA : Pétites pierres vertes brillantes dispersées dans une matrice grise.

Olivines de la météorite de Fukang.

La pallasite* de Fukang (Xinjiang, Chine) affiche ses olivines (jaune-vert) dans une matrice métallique (grise). Musée d’histoire naturelle de Vienne.

Fig. 53.
Description de l'image par IA : Trois schémas de la Terre : primitive, différenciée en métal et silicates, et actuelle avec manteau et noyau.

La Terre s’est différenciée entre métal et silicates.

a. La Terre primitive était un mélange incandescent homogène sans continent, sans océan, ni croûte, ni manteau*, ni noyau (voir Fig. 35 et 43).

Fig. 54.
Description de l'image par IA : Un échantillon de météorite avec de grosses olivines jaunes dans une matrice métallique, exposé en vitrine.

La météorite de Krasnoïarsk.

De grosses olivines jaunâtres baignent dans une matrice métallique. L’échantillon, d’une vingtaine de centimètres de diamètre, est exposé en vitrine au Muséum américain d’histoire naturelle de New York.

Figure
Description de l'image par IA : Sphère métallique à l'entrée d'Orgueil, symbolisant la chute d'une météorite en 1864.

Fig. 55a. Monument à l’entrée du village d’Orgueil.

La sphère métallique installée à l’entrée du bourg en 2002 symbolise la chute de la célèbre météorite sur la commune en 1864.

Figure
Description de l'image par IA : Pierre noire avec une croûte craquelée révélant un intérieur carboné noir parsemé de sulfates blancs.

Fig. 55b. Fragment de 22g de la chondrite carbonée CI d’Orgueil (coll. MNHN).

Sa croûte noire craquelée laisse apparaître par endroits l’intérieur carboné, également noir mais parsemé lui de sulfates blancs. Dimension maximale 3,6 cm.

Fig. 56.
Description de l'image par IA : Détails colorés d'une lame mince de météorite, avec des olivines vives et fissurées.

La météorite de Chassigny.

Lame mince observée au microscope optique (avec des polariseurs croisés). On y voit entre autres les olivines en couleurs vives, très fissurées par un impact. Taille réelle : 5 mm.

Fig. 57.
Description de l'image par IA : Carte de la trajectoire de l'ellipse de chute de Tcheliabinsk avec explosions et fragments.

Ellipse de chute de Tcheliabinsk (Oural).

Trajectoire en jaune avec quatre des six explosions. Zone rose saupoudrée de petits fragments (< 10 g), points rouges pour les plus gros morceaux (voir chapitre 1 et Fig. 2). D’après Svend Bühl, www.meteorite-recon.com.

Fig. 58.
Description de l'image par IA : Gros fragment de météorite de Draveil, 5 kg, tombé en 2011.

Le gros fragment de météorite de Draveil (Essonne).

Ce gros fragment de 5 kg est tombé en 2011. Collection Muséum.

Fig. 59.
Description de l'image par IA : Carte montrant l'ellipse de chute d'une météorite à Draveil, avec des points de repère locaux et une zone elliptique marquée.

Ellipse de chute de la météorite de Draveil.

Les fragments sont tombés dans une zone elliptique d’une douzaine de kilomètres de long sur quatre de large.

Fig. 60.
Description de l'image par IA : Fenêtres d’émergence de la vie sur Terre, conditions et traces de vie.

Fenêtres d’émergence de la vie sur Terre.

Elles sont encadrées par deux événements : le moment où les conditions de l’environnement sont devenues compatibles avec la vie et celui où l’on a acquis, dans les archives fossiles, la certitude que notre planète abritait la vie. Entre les deux… on ne sait pas quand la vie est apparue. Modifié d’après Gargaud et al., 2009.

Fig. 61.
Description de l'image par IA : Deux mains tenant des molécules d'acide aminé, une avec une forme L et l'autre avec une forme D, montrant la chiralité.

Deux formes d’un acide aminé, symétriques dans un miroir.

Les acides aminés, comme de nombreuses molécules organiques, ont une structure en trois dimensions qui peut adopter deux formes possibles : la gauche (dite L pour lévogyre) et la droite (dite D pour dextrogyre). L’une est l’image de l’autre dans un miroir, elles sont dites chirales (du grec cheir, « main »). Les expériences de synthèse organique produisent des acides aminés avec des nombres de formes L et D identiques. Les organismes vivants possèdent cependant une très grande majorité de formes L (près de 100 %). Différentes théories ont été avancées pour expliquer cette différence : d’ordre astrophysique, minéralogique, etc.

Fig. 62.
Description de l'image par IA : Nanobactéries dans une météorite, montrant des bâtonnets de calcite.

« Nanobactéries » dans une météorite.

La météorite de Tatahouine (une diogénite, minéralogiquement similaire à ALH 84001) présente des bâtonnets interprétés initialement comme des bactéries, et qui sont en réalité de petits cristaux de calcite.

Tableau
Tableau listant le nombre de décès annuels par type d'événement, incluant maladies, accidents et pollutions.

Tableau 2.1. Nombre de décès selon le type d’événement.

Cette estimation, extraite de Defending Planet Earth (2010), est à considérer avec précaution (in Gounelle, 2013).

Fig. 63.
Description de l'image par IA : Voiture rouge avec coffre endommagé, vue à travers une vitrine.

Coffre endommagé par la chute d’une météorite à Peekskill.

Cette photo de la voiture impactée a été prise lors de l’exposition « Météorites ! » qui s’est tenue au Muséum national d’histoire naturelle en 1996. Y sera-t-elle encore lors de l’exposition de 2017-2018 dans le même établissement ?

Fig. 64.
Description de l'image par IA : Bande de Widmannstätten avec masses sombres de sulfure de fer.

Météorite du cap York.

Parmi ses bandes de Widmannstätten, les masses sombres sont constituées d’un sulfure de fer (FeS : la troilite).

Fig. 65.
Description de l'image par IA : Extrémité de lance inuite avec tête ferreuse fabriquée à partir du fer de la météorite de York.

Extrémité de lance inuite.

La tête ferreuse a été fabriquée à partir du fer de la météorite de York.

Fig. 66.
Description de l'image par IA : Six Anglais observent une comète sur fond médiéval.

Tapisserie de Bayeux et comète* de Halley.

Cette scène de la tapisserie de Bayeux, qui porte le numéro 32, représente six Anglais désignant la comète de Halley que l’on voit en haut à droite, lors de son passage du 24 avril au 1er mai 1066, souligné par l’inscription ISTI MIRANT STELLÃ (« ceux-ci admirent l’étoile »). Cette broderie commandée par Odon de Bayeux, demi-frère de Guillaume le Conquérant, décrit des faits allant de 1064 à 1066, lors de la conquête normande de l’Angleterre.

Fig. 67.
Description de l'image par IA : Groupe de mineurs défilant avec des drapeaux rouges, manifestant dans une rue enneigée.

Courrières, 1906.

Le cortège des mineurs du Pas-de-Calais parcourant les corons, insurgés contre le traitement de l’accident par la compagnie minière qui a cherché à sauver les installations avant les mineurs.

Fig. 68.
Description de l'image par IA : Un ange avec des ailes verse une étoile brillante sur des personnages près d'un fleuve.

Tapisserie d’Angers, une étoile tombe sur le fleuve.

« Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile […] sur les fleuves. » L’Apocalypse de Jean sur la tapisserie d’Angers, tissée à la fin du XIVe siècle sur commande du duc Louis Ier d’Anjou. Cette œuvre est le plus important ensemble de tapisseries médiévales subsistant au monde (6 m × 140 m).

Fig. 69.
Description de l'image par IA : Les mages adorent l'enfant Jésus avec Marie et Joseph, entourés d'anges et d'une comète.

Adoration des mages de Giotto di Bondone.

Église de l’Arena de Padoue (chapelle Scrovegni). Fresque, 1303-1306. Si Giotto a représenté la comète* de Halley dans son tableau Adoration des mages, c’est uniquement parce que son passage en 1301 l’avait impressionné.

Fig. 70.
Description de l'image par IA : Texte latin et allemand relatant la chute d'une météorite en 1492, avec des illustrations et un blason.

Texte relatant la chute d’Ensisheim.

Ce texte latin et allemand raconte la chute de la météorite d’Ensisheim en 1492 selon Sébastien Brant, poète et professeur à l’université de Bâle. Cette chute était interprétée comme un présage favorable à Maximilien d’Autriche qui la fit suspendre dans l’église où elle est restée jusqu’à la Révolution. [Domaine public]

Fig. 71.
Description de l'image par IA : Note manuscrite mentionnant une expédition biologique et des signatures avec des annotations.

Mention rappelant que des météorites peuvent encore tomber.

Note sur un « livre d’or » signé de Walter Alvarez, l’un des deux auteurs à avoir mis en exergue les relations entre météorite et extinction : « Remember it can happen again, prepare to meet Thy Maker » (« Souvenez-vous que cela peut encore arriver, soyez prêts à rencontrer Votre Créateur »). Faire peur apporte des moyens financiers.